Petit déplacement à Strasbourg pour les fêtes, histoire de brûler quelques voitures et de profiter des feux d’artifices prolixes des strasbourgeois. Outre les plaisirs de bouche qui n’ont pas manqué durant ces festivités, je suis tombé sur une triple expo temporaire au Musée d’Art Moderne et Contemporain . Tout d’abord, j’ai adoré ! Un petit HoF à l’Event (et des notes différentes aux différentes œuvres et à chacun des expos) qui va du coq à l’âne mais pour le fan de Hains que je suis ce fut une délectation. On y trouve quoi dans ce musée ?
Le plein emploi de Xavier Veilhan : une exposition contenant sa propre mise en abîme et composé d’une dizaine d’œuvres dont Le rhinocéros , Yi, Le coucou et Terminal E (qui a pris un sens assez étonnant suite à la chute de la voûte de ce même terminal, que nous dit cet ours ?). Pourquoi une mise en abîme ? Car avec cette mise en scène qui oscille entre jardin, aménagement urbain et exposition universelle, Veilhan pose la question du contenant tout en réussissant à homogénéiser un contenu éclectique (en minimalisme pop ? comme semble le proposer le catalogue, pas sur) : une vrai expo quoi !
Gustav Klucis retrace le parcours graphique d’un élève de Malevitch et de Pevsner au cours des années 20 et 30. Pris dans l’agit-prop communiste, le cofondateur du groupe Oktiabor évoque la figure de Staline (après sa mort) dans des photomontages brillant rappelant les travaux de Laszlo Moholy-Nagy. Son art se tourne vers tout les supports : affiche, livre préparant une transition vers la troisième exposition Un architecte et ses livres Le Corbusier. Elle aussi brillante, pluridisciplinaire et totale.
Jan 05







