Je suis allé au salon du livre vendredi dernier pour tenir un coin de table pour la revue littéraire à laquelle je collabore : L’arsenal.
Bon, le salon est assez sympa mais trop de livre tue le livre. Je suis parti crevé et je n’ai pas réussi à ouvrir un bouquin dans le métro sur le chemin du retour. Finalement ce salon n’est rien d’autre que la plus grande librairie de France. Il y a peu d’interet pur le visiteur à part les dédicaces (surtout pour les BD), je n’ai rien découvert (car il y avait un trop plein) et c’est bien dommage.
je suis passé sur le stand des éditions Arléa (une maison que j’aime beaucoup et qui a été racheté par LVMH) et après une discussion avec les personnes du stand (très sympa) je me suis vu offrir trois petits textes (geste appréciable d’autant que je n’avais rien demandé).
Je vais donc en chroniquer deux :
- Les privilèges de Stendhal précédé de Autobiographie et
- Idée sur les romans de Sade.
L’idée derrière l’autobiograhie est marrante :
Je me souviens que Jules janin me disait : "Ah ! quel bel article nous ferions sur vous si vous étiez mort !" Afin d’échapper aux phrases, j’ai la fantaisie de faire moi-même cet article.
Malheureusement cela manque de verve et de fantaisie, dommage. On notera cet dernière remarque :"Il respecta un seul homme Napoléon". Quand aux privilèges, c’est une idée étonnante aussi, des pouvoirs bizarres accordés à un homme, il y a pas mal de truc délirant comme un drapeau clignotant au dessus du gibier lors de la chasse (Article 10) et des privilèges plus classiques (deviner la pensée des gens). Bref l’anneau de gygès à la puissance Stendhal.
Le texte de Sade présente peu d’interêt, beaucoup de références que ma faible culture ne m’ont pas permis de comprendre. A l’excepion de quelques belles remarques, j’ai trouvé que ce texte n’offrait pas beaucoup d’idées.
La main de l’infortune, en exaltant le caractère de celui qu’elle écrase, le met à la juste distance où il faut qu’il soit pour étudier les hommes.
Le sot cueille une rose et l’effeuille, l’homme de génie la respire et la peint; voilà celui que nous lirons.
Persone ne te contrait au métier que tu fais [écrivain]; mais si tu l’entreprends, fais-le bien. Ne l’adopte surtout pas comme un secours à ton existance; ton travail se ressentirait de ets besoins, tu lui transmettrais ta faiblesse, il aurait la pâleur de la faim.
Les découvertes :







