pas la même bulle mais en tout cas la même France Tryo en concert et une question
Mar 04

Une double exposition vient de débuter à la Fondation Cartier.

Tadanori_yokko_1Tadanori Yokko 4 Mars – 28 Mai 2006.
T.Yokko est d’après le cartel de l’entrée une « véritable figure d’avant-garde du design graphique dans les années 1960-1970 ». Son œuvre est perturbante, au premier regard quand on pénètre dans le hall : Rouge. Voila qui frappe. En effet, l’exposition présente une sélection de peinture de la série rouge. Rouge, qui si l’on écoute à nouveau le cartel, est une « évocation métaphorique de la mort ». Métaphorique, on en viendrait presque à en douter tellement cela parait une évidence en entrant. Rouge partout / cela a surtout fait échos au bleu de Monory (un effet visuel similaire à l’entrée de sa dernière exposition au MAC VAL). J’aurais donc appliqué les mêmes motivations à T.Yokoo si je n’avais eu la chance de pouvoir discuter avec une amie qui travaille à la fondation et qui a rencontré ce vieux monsieur (qui possède un univers puissant pour reprendre ses mots) lors de l’installation de l’exposition. Il lui a expliqué qu’il avait entre 8 et 9 ans pendant la WW2 (PS : pour ceux qui n’avait pas deviné il est Japonais) et que le ciel des bombardements était d’un rouge fascinant, beau. La mort d’accord,  l’obsession et la fascination beaucoup plus. Obsession que l’on retrouve à travers la répétition de certains motifs et dont le paradigme est la collection de cartes postales (3700) qui tapisse un des murs. Il y aussi tout le Japon dans son œuvre, la cosmogonie religieuse, la place des fantômes mais aussi le présent avec l’effroi de la bombe H, la place du sexe …etc.
Tadanori_yokko_2Il y a une deuxième partie assez curieuse où l’artiste retravaille des motifs japonais (Geisha, intérieur de maison) avec un style emprunté à Picasso, Modigliani, Cheri Samba, Dali et sûrement d’autres que je n’ai pas sur repérer. Cette série à l’écart derrière le mur de photo de cascade (et oui il y a un côté sympathique dans le fait d’avoir caché derrière le mur une série de tableau comme s’il avait fallu passer sous l’eau de la cascade pour découvrir les influences de son art. Une caverne platonicienne inversée où plane les ombres des maîtres) me rappelle fortement certains des travaux d’Erró  (notamment Picasso ou Matisse motor). Je suis repassé dans la salle principale avant de partir et il faut reconnaître que c’est un artiste à qui il faut laisser du temps … difficile de pénétrer un univers aussi dense

Juergen_tellerLa seconde exposition : Juergen Teller Do you know what I mean.
Pour faire simple, je n’ai pas apprécié. J’ai trouvé que la plupart des photos n’avait pas d’âme. il y en a quelques unes qui ressemblent aux travaux de Rinko Kawauchi mais avec moins de force. Pour ceux qui feront le déplacement, je vous conseille de vous placer au centre des différentes pièces et de consacrer du temps à celles qui attirent votre regard, c’est un ancien photographe de mode, il arrive donc  parfois à capter le regard.  Je pense qu’il doit trop regarder son travail en essayant de s’éloigner le plus possible de ce passé et c’est peu être de cette attitude que vient cette impression de pauvreté.

written by leafar

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