Jul 08

Le site paris.fr a organisé le mois dernier un concours des photos sur le theme des marchés parisiens. J’avais soumis quelques photos de mes marchés (Marché des enfants rouges et marché batsille).
Marchands du marchà title=

J’ai fini à la 5eme position du concours et j’ai la chance d’avoir une de mes photos qui est affiché pres de la mairie de paris à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue de Lobau. J’ai été aussi assez gâté par la mairie est ses partenaires et je les en remercie.

Vous pouvez retrouvez tous les lauréats ici ou allez voir les photos en vrai ici:


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Je partage mon panneau avec Catherine qui a fini à la 6eme place et qui propose une tres belle danse de marché.
Photo gagnante affichée rue de rivoli !

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May 31

Deux événements importants dans mon week end culturel :  la lecture de Zizi the kid et la mort de Dennis Hopper. Ce qui mélangé donne Zizi readers. Sur le fond pas grand chose à voir sauf que ces deux événements ont provoqué le même effet : une plongée dans mon passé.

zizi-the-kidCommençons par le livre de david Abiker : Zizi the kid. David Abiker nous raconte ses premiers émois sexuels à travers différentes anecdotes et souvenirs. Qu’il s’agisse des lectures de playboy chez son oncle ou des souvenirs des pubs végétaline (voir plus bas) on trouve ici avec une belle plume ce qui constitue l’imaginaire sexuel d’un garçon. On se prend à la lecture à essayer de se remémorer ses premières émotions… on cherche et finalement il ne faut pas aller si loin pour ce souvenir de la sexualité latente de ses dessins animés préférés : qu’il s’agisse de cat’s eyes ou de nicky larson ou des décolletés volés (dans la vraie vie ou à la télé). David a grandit dans les années 70 et moi une bonne dizaine d’année après et ce qui frappe c’est la difficulté de la recherche des ces moments, je serais très curieux de lire le même livre pour un adulte de vingt ans qui aurait grandit à l’ére du web et des défilés lingeries de fashion TV. tout ca pour dire que les souvenirs se ressemble mais si leur charge et inversement proportionnelle à leur accessibilités. il y a quelque chose de sociologiquement passionnant dans le livre de David (oui il y a un peu de nostalgie d’une époque révolue) qui tourne autour de l’éveil. je vous invite donc à lire ce livre dont je ne connais pas exactement la nature autobiographique (et qu’importe car comme tout bon roman ce n’est pas la le sujet).

Alors Zizi readers jusqu’au bout … dennis hopper disparait ce week end et outre l’artiste photographe c’ets surtout un personnage du cinéma qui disparait et qui a marqué mon adolescence avec ses rôles de mâles que l’on cherche à être… toujours cette même quête ! Voici dont mes 3 films préférés de ce grand monsieur :

  1. Apocalypse Now
  2. True Romance
  3. Blue Velvet

Et oui j’ai pas vu Easy rider ce qui va etre corrigé tres prochainement… je vais aussi en profiter pour regarder Basquiat.

Lu aussi ce week-end le tome 3 de lady snowblood (on retombe sur la présence des manga comme espace érogène de l’adolescence) et je vais attaquer cette semaine la vie secrète des jeunes de Sattouf dont j’avais adoré les beaux gosses.

Allez je vous laisse avec la pub végétaline et le générique de cat’s eye (pour le plaisir du latent).

retrouver ce média sur www.ina.fr

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Feb 17

J’aime me garder des monuments pour plus tard.  Je n’explique pas vraiment cette pratique, juste l’idée que le temps apporte de la valeur aux choses, qu’avec l’âge on apprécie mieux certains trésors. Hermann Hesse est de ceux la.  Demian traine dans mes livres à lire depuis quelques années et il aura fallu attendre le retour d’Asie et un achat compulsif de Siddhartha pour que je décide de m’y plonger.

Voici un petite citation piochée dans l’introduction de Siddhartha écrite par Jacques Brenner

Pour,enfin, gagner ma vie je me fis libraire. J’avais tout de même plus et de meilleurs rapports avec les livres qu’avec les étaux et les roues dentées. Au commencement une sensation d’ivresse m’envahit, d’êtres ainsi plongé dans la mer des nouveautés littéraires, d’en être submergé. mais peu après je m’aperçus qu’une vie intellectuelle vouée exclusivement à l’actualité n’est pas viable, qu’elle est dépourvue de sens que seules des relations constantes avec l’histoire, avec le passé avec l’antiquité, la rendent possible. Après avoir épuisé les plaisirs de la nouveauté, je sentis l’impérieux besoin de retourner au passé. je l’ai satisfait en délaissant le métier de libraire pour celui d’antiquaire. je ne faisais cela que pour gagner ma vie, car, à v vingt six ans, ayant obtenu quelques succès littéraires, j’abandonnais aussi ce métier là.

Ce propose m’est familier, il est une de mes grilles de lecture du monde, une des raisons de la création de ulike.

C’est décidé je me plonge dans Hesse et je vais profiter de siddhartha pour aller voir la dernière pièce éponyme d’Angelin Prejlocaj.

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Dec 14

Olivier Ezratty qui connait ma passion pour les chassures, m’a envoyé cette petite photo des talons de nkm qui ont bien buzzé pendant leweb. Voici la photo :

nathalie-kosiusko-morizet-21

et voici le résumé du buzz grâce à pearltrees.
Twalamitas: les shoeeeeees de @nk_m so ...
Pour info NKM a répondu au tweet de Twalamitas sur la marque, il s’agit de chaussures céline acheté il y a deux ans.

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Nov 25

L’année dernière j’avais eu la chance d’étre invité par sarenza et dcontract à la première course en escarpin… et bien ils ont remis cela cette année… et c’est avec plaisir que j’ai répondu présent. Il faut dire tant de chaussures au m² il n’en fallait pas moins pour me faire venir.

Autre petite chose qui m’a fait tres plaisir:  cette année la chaussure relais (celle que les filles se passent pendant la course) était la union jack de mon amie annabel winship. Très content pour elle.
Course en Escarpin 2009 Annabelle Winship & Géraldine Dormoy

encore un grand bravo à dcontract et à Sarenza pour cette magnifique opération !

Voici les photos :

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Sep 11

Les séditions de Karl Mengel collection M@nuscrit éditions Léo Scheerles séditions

Le web a provoqué des mutations lourdes, médiatiques et stylistiques, il suffit de regarder la presse pour s’en convaincre. Ainsi, il m’est souvent arrivé dans des conversations autour de l’écriture d’évoquer la possibilité d’une forme nouvelle: une écriture “numérique”. Les hypothèses qui reviennent souvent sont celles du multimédia ou de l’hyper textualité… mais on parle alors de la forme et pas du fond. Et bien cher lecteur je suis heureux de vous présenter un texte qui a été nourrit au sein numérique.

Commençons par l’histoire : Le narrateur, officiellement traducteur aux Nations unies est en réalité un agent multiple. Par cela j’entends qu’il a retourné sa veste et a revêtu tellement d’identités que l’on ne serait dire si c’est agent double, triple ou quintuple. On est donc plongé dans le bain du roman d’espionnage à Le carré ou à la Clancy mais Jason Bourn n’a qu’a bien se tenir car son petit frère Karl Mengel qui est un digital native est encore plus difficile à attraper. Captcha me if you can !

Ensuite la structure du livre, c’est là que cela commence à devenir intéressant : les chapitres font entre une et dix pages et commence par une localisation en gras. C’est précis (38ème étage, Park avenue), plus ou moins vague (Angleterre, France ou Circle Line) imagé (Hell’s Kitchen) ou abscons pour qui n’aurait pas révisé ses anagrammes ou sa géographie tokyoïte (UNHQ, Shinjuku). Au début cette structure ne produit pas d’effet sur le lecteur … on est juste intrigué par le contenu des chapitres …. mais au fur et à mesure que l’on comprend que l’on ne va pas comprendre si facilement et que le héros est encore plus multiple et instable que n’a laissé paraitre l’ouverture, on se prend à chercher dans ces localisations une forme de rationalité rassurante. Bref, cette structure sert fortement la narration, elle permet de rassurer le lecteur et de le pousser bien plus loin que là ou il aurait été sinon.

Cette structure n’est rien de moins qu’une écriture de blog. Un article court qui donne à appréhender le narrateur par le petit bout du trou de la serrure et pour Allois Hiller (autre nom de notre Orev) cela veut dire nous livrer des flashbacks hallucinés, des scènes érotisantes ou masochistes, des dialogues d’agents doubles déstructurés ou tout autre souvenir de vie. Bref notre narrateur se regarde vivre comme le fait un auteur qui rédige un blog sur sa vie perso. On se familiarise doucement avec lui sans suivre une narration structurée mais au fur et à mesure de ses envies de se livrer. D’ailleurs c’est la manière dont Karl Mengel s’est révélé progressivement à travers son blog: Les Séditions du Zoeil. Cette écriture en mode blog a un impact sur le style comme il nous l’a confié dans son interview :

Seulement la publication en ligne oblige à penser la réception du texte, non en lui-même mais dans sa forme. D’où ces chapitres courts, bien sûr, et aussi le ton résolument percutant, accrocheur et fondamentalement marqué par l’urgence. Peu de digressions, encore moins de descriptions superflues.

Le style est cependant inégal, certains chapitres sont très prenant, mais cette irrégularité n’est pas si pesante dans la mesure ou l’on peut aisément sauter un chapitre (ce que j’ai fait une ou deux fois) sans altérer la lecture de l’ensemble au regard de ce que j’ai dit précédemment.

Pourquoi cette mise en abyme du narrateur qui écrit lui aussi dans le roman et dont les textes sont retranscrit? “Ce sont les passages que j’ai le moins aimés.”

Les mises en abyme sont nombreuses dans le livre, mais généralement plus discrètes. Celle-ci est volontairement caricaturale pour faire dire – avouer – au narrateur qu’il raconte des histoires, et même qu’il fantasme tout haut. La première occurrence de sa prose est naïve, sans relief, et la seconde abracadabrante et confuse. En apparence. Sauf que le jeu consiste en réalité (sans doute) à faire diversion, à présenter le narrateur comme un médiocre menteur, alors qu’il excelle. Peut-être parce qu’il dit simplement la vérité. Et la vraie-fausse modestie avec laquelle il introduit ses textes, en prétendant aspirer à la publication, devrait à cet égard soulever des interrogations quant à la hiérarchie des différentes strates qui composent les Séditions. Que vous n’ayez pas aimé ces morceaux de bravoure est donc une vraie satisfaction pour moi.

Etant aussi auteur d’un blog j’y ai retrouvé mon propre mode d’écriture. J’ai surtout apprécié les passages très hallucinés qui m’ont rappelés la lecture des Chants de Maldoror.

Conclusion. J’ai beaucoup aimé ce livre car il parle de nos identités démultipliés par le numérique. Nous sommes tous plusieurs grâce aux web ou pour être précis il est de plus en plus simple de faire coexister plusieurs identités bien différentes dans différents interstices de l’Internet. Je suis photographe sur flickr, entrepreneur, échangiste (de canapé). La production narrative de chacun est une auto-fiction auto-laudative plus ou moins juste. Suivre une personnalité numérique, c’est se construire une représentation impressionniste de cette personne à partir de ce qu’il donne à voir mais surtout à partir notre propre grille de lecture. Ce roman est donc pour moi une réussite en grande partie grâce à sa structure et même à certaines de ses imperfections (rien de plus humain). Si vous cherchez de nouvelles terres d’exploration je ne saurais trop vous conseiller d’y jeter un Å“il.

Chronique rédigée comptant pour mon 1% littéraire.

challenge-du-1-litteraire-2009

written by leafar

Sep 07

je vous invite à regarder le documentaire RIP a Remix manifesto, c’est libre et c’est sur youtube. C’est une charge bien structurée et argumenté en faveur des creatives commons et du free speech.

Ca démarre par la partie 1:

Mais j’ai eu un coup de coeur pour la partie 8 qui fait une bonne synthèse.

Vous allez dans ce docu découvrir le travail de girl talk dont jé’coute les albums en boucle depuis.

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Aug 20


Petit test des widget Splush pour notre site dédié à la rentrée littéraire 2009.

written by leafar

Aug 20

L’été a été propice au calme et au sortie old school entre potes. Je suis donc content de vous présenter le concept FLIP TA RACE ! L’idée est simple faire la tournée des bar entre potes, boir des bières et se faire un concours de flippers. Nous avons commencé à amasser les adresses des bons flippers sur un groupe flipper qype.

Les deux premières éditions ont été fort sympa, on s’est fait des medieval madness, des familly adams, des playboy, et autres flippers historiques avec déjà quelques tres tres bons high score.

flip-ta-race

Bon pour l’instant la carte contient surtout des Bar dans le 10eme, 11eme mais libre à vous de l’augmenter en ajoutant un lieu. (PS il faut avior un compte qype). SI vous voulez nous rejoindre un de ces 4 laissez un commentaire avec votre mai sur mon blog, je vous ajouterais à la mailing liste des prochaines sorties.

flip-ta-race-la-carte

Allez une petite vidéo pour feter ca.

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Aug 14

Cela fait bientot deux mois que je travaille avec Abeline du SMC France sur un projet dont le but est de chroniquer toute la rentrée littéraire. Le blog est prsesque terminé, il sera officielement lacé le 26 aout pour les vrais hostilités de la rentrée littéraire. Je suis tres content du résultat (bcp de boulot) et du coup je peux enfin passer du temps à rédiger mes propres chroniques. voici la première :

Les autres, c'est rien que des sales typesLes autres, c’est rien que des sales types de Jacques A Bertrand chez Julliard.

C’est délicieux ! Voila ce qu’il faut retenir de cet opus qui dans un premier temps pourrait faire penser à une sortie de l’année dernière,Les Insupportables, mais c’est bien un processus inverse qui guide l’auteur. A savoir ne pas caricaturer un type de personnage en dressant un portrait-robot, mais bien essayer d’atteindre une généralisation qui passe par les différents usages que la langue française en fait.

Je m’explique: Les Insupportables dessine par petites touches impressionnistes une figure qui a les caractéristiques du personnage, le Pater Familias (Recompositas) par exemple. A.Bertrand, lui, cherche à travers les usages de la formule toutes les possibilités (et elles sont souvent infinies) qui permettent de décrire son personnage, comme le con par exemple. Le con peut être petit ou grand, pauvre ou gros, moyen ou sale…. bref, il y a une infinité de possibilités de cons que la langue française s’emploie à décrire et avec lesquels l’auteur joue avec malice.

J’ai commencé ma chronique par délicieux car il n’y a pas d’autre mot: Jacques A.Bertrand manie la langue avec une subtilité qui fond dans la bouche comme un croissant bien beurré. A la lecture du livre j’ai pensé aux textes d’Alexandre Vialatte ou Desproges (qui s’est inspiré lui aussi de Vialatte si on en croit Philippe vandel). Tout ça pour dire que les sujets font rire et les formules font mouche. Je ne serais trop conseiller de lire ce livre de la rentrée.

A noter que chaque chapitre commence par une approche identique, vérifier si le sale type est typiquement humain ou s’il en existe une version canine. Ainsi pour l’imbécile heureux cela donne :

« Quoi de plus humain qu’un imbécile heureux ? On n’en trouve dans une aucune autre espèce animale (ou alors, peut être chez certains chiens de compagnie). »

Pour le voisin :

« Depuis l’aube des temps, tous les malheurs de l’humanité, sans exception, débutent par une querelle de voisinage. Ne cherchez pas davantage de responsable, c’est le voisin. Si ce n’est lui c’est donc son chien. Le chien du Voisin. Ou alors le chat de la Voisine [je ne résiste pas à cette phrase, ndlr]. La promiscuité, c’est la proximité moins l’espace vital. »

Voici un petit jeu de mots qui m’a bien plu pour terminer de vous convaincre :

« On a recensé toutes sortes de commerçants qui font dans le maritime, l’intérieur, l’extérieur, le lux, le gros ou le demi-gros, le détail, le clandestin. il est possible de faire commerce de son corps. et même de faire commerce de celui des autres. C’est ainsi que l’on récolte l’oseille à maquereaux.

Allez profiter de ces délices linguistiques, mes préférés ont été : le provincial, le lambda, le médecin, le conjoint mais vous trouverez la liste compléte en dessous ainsi qu’une interview de l’auteur. Bonne lecture.

Chronique rédigée par Raphael Labbé pour ulike.net

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