May 31

Deux événements importants dans mon week end culturel :  la lecture de Zizi the kid et la mort de Dennis Hopper. Ce qui mélangé donne Zizi readers. Sur le fond pas grand chose à voir sauf que ces deux événements ont provoqué le même effet : une plongée dans mon passé.

zizi-the-kidCommençons par le livre de david Abiker : Zizi the kid. David Abiker nous raconte ses premiers émois sexuels à travers différentes anecdotes et souvenirs. Qu’il s’agisse des lectures de playboy chez son oncle ou des souvenirs des pubs végétaline (voir plus bas) on trouve ici avec une belle plume ce qui constitue l’imaginaire sexuel d’un garçon. On se prend à la lecture à essayer de se remémorer ses premières émotions… on cherche et finalement il ne faut pas aller si loin pour ce souvenir de la sexualité latente de ses dessins animés préférés : qu’il s’agisse de cat’s eyes ou de nicky larson ou des décolletés volés (dans la vraie vie ou à la télé). David a grandit dans les années 70 et moi une bonne dizaine d’année après et ce qui frappe c’est la difficulté de la recherche des ces moments, je serais très curieux de lire le même livre pour un adulte de vingt ans qui aurait grandit à l’ére du web et des défilés lingeries de fashion TV. tout ca pour dire que les souvenirs se ressemble mais si leur charge et inversement proportionnelle à leur accessibilités. il y a quelque chose de sociologiquement passionnant dans le livre de David (oui il y a un peu de nostalgie d’une époque révolue) qui tourne autour de l’éveil. je vous invite donc à lire ce livre dont je ne connais pas exactement la nature autobiographique (et qu’importe car comme tout bon roman ce n’est pas la le sujet).

Alors Zizi readers jusqu’au bout … dennis hopper disparait ce week end et outre l’artiste photographe c’ets surtout un personnage du cinéma qui disparait et qui a marqué mon adolescence avec ses rôles de mâles que l’on cherche à être… toujours cette même quête ! Voici dont mes 3 films préférés de ce grand monsieur :

  1. Apocalypse Now
  2. True Romance
  3. Blue Velvet

Et oui j’ai pas vu Easy rider ce qui va etre corrigé tres prochainement… je vais aussi en profiter pour regarder Basquiat.

Lu aussi ce week-end le tome 3 de lady snowblood (on retombe sur la présence des manga comme espace érogène de l’adolescence) et je vais attaquer cette semaine la vie secrète des jeunes de Sattouf dont j’avais adoré les beaux gosses.

Allez je vous laisse avec la pub végétaline et le générique de cat’s eye (pour le plaisir du latent).

retrouver ce média sur www.ina.fr

written by leafar \\ tags: , , , , ,

Jul 27

Apres le deces de Pina Bausch il y a un mois , la danse contemporaine perd encore une figure historique. Je sui tres triste de voir disparaitre ainsi une génération de star qui ont été mes guides dans la modernité dansée. RIP Merce Cunningham

merce-cunningham-et-les-corps

written by leafar \\ tags: ,

Dec 15

Je suis fan de du travail de Giuseppe Penone, artiste italien d’arte povera. Je n’avais jamais prêté attention à une de ces oeuvres qui par son installation devient une oeuvre de land art. Installé au coeur du jardin des tuilerie, l’arbre des voyelles est une oeuvre poignante qui fait sens en cette période hivernale.

Un tronc échoué, qui rappelle les espaces forestiers désolés après la tempête de 1999 et qui percute étonnamment dans les jardins de le Nôtre

J’ai pris deux photos en me plaçant à gauche puis à droite du centre du tronc, comme deux hémisphères d’une même désolation.

Arbre des voyelles de Giuseppe penoneArbre des voyelles de Giuseppe penone

Bref, j’aime allez lui rendre visite.

written by leafar \\ tags: , , ,

Dec 13

Historique, magique et pédagogique.
Trois qualificatifs qui ne sont pas de trop pour décrire cette soirée de danse concoctée par Anne Teresa De Keersmaeker en hommage à la musique minimale de son camarade et ami Steve Reich.

Historique car Steve Reich Evening comprend 4 pièces dont 2 créations et 2 reprises au sein desquelles se cache un des joyaux de l’histoire de la danse contemporaine : Piano Phase qui provient de Fase, Four movements to the music of Steve Reich de 1982.

Piano Phase est un morceau exemplaire du travail de Steve Reich, la simplicité d’un instrument exécutant une boucle sérielle qui sera complété par une sœur (proche mais avec son propre caractère), elles vont se passer la main et progressivement s’altérer pour créer la magie qui caractérise les œuvres de Reich. Piano Phase est le morceau sur lequel je fais ma sieste. 20’37s soit le temps exact nécessaire à un sommeil réparateur. Cette structure musicale par ses caractéristiques primitives a la capacité de me plonger dans une transe/état paradoxale. Mon cerveau reste en éveillé par ce rythme mais mon corps est apaisé.  Mais surtout Piano Phase est une pièce de danse contemporaine révolutionnaire. Elle réunit un certains nombre de caractéristiques rares en premier lieu celui d’être pédagogique. Plus que de longs discours, je vous invite à regarder cette petite vidéo:

Ce qui est fascinant c’est la simplicité avec laquelle la danse expose la structure de la musique qui se donne ainsi à voir. Elles sont deux sur scène a entamé ce marathon structure de 21 minutes mais entre elles par le jeu des lumières apparaît cette femme ombre qui n’est autre que la musique. Regardez là elle s’affiche en fusionnant ces deux corps en mouvement. Il me faudrait des centaines de mots pour tenter et surement sans succès de décrire les sensations que me procure cette œuvre. Mais c’est femme qui sont à tour de rôle coroles florales, masculines ou robotiques, ying et yang ayant accepté le possibilité de l’asynchrone (fondateur de la danse contemporaine). Bref cette œuvre qui fut contemporaine entre aujourd’hui à peine dans sa phase moderne et il aura fallu 30 ans pour cela. Cette combinaison ultime de ce qui forgera la musique d’aujourd’hui autant que la danse est tout simplement magique.

Les amis je suis encore sur le Q, j’ai fait 4 heures de trains pour 1h30 de spectacle et je serais prêt à taillader des plaines et des vallons pour aller le revoir ce soir même.

Et puis si vous en etes encore la dans la lecture de ce texte c’est que vous avez aimé alors continuons ensemble ce périple magique avec les 3 autres pièces de la soirée et les trois surprises de la soirée.

La soirée s’ouvre avec une installation sonore très simple (Pendulum Music) : un haut parleur et deux micros suspendus au plafond. Mis en balancier, ils génèrent des sons à chaque passage au dessus du haut parleur. Le poids d’un des deux a été modifié pour rendre leurs rythmes différents et ce qui est proposé à l’écoute c’est donc leur marche légèrement aléatoire ou plus exactement la mélodie que leur combinaison va former. Très simple cette œuvre avait le mérite d’expliciter de manière très simple et radicale la structure mélodique de Steve Reich et donc de donner à comprendre ce qui aller être offert à nos oreilles par la suite. Pédagogique avant tout, ce fut une introduction parfaite (qui malheureusement souleva beaucoup de protestations dans la salle).

L’initiation continue avec une première interprétation de Piano Phase au xylophone. A nouveau ce qui domine c’est la visualisation de la musique, le rythme des baguettes est tout simplement bluffant et permet d’appréhender une première fois cette musique avant le chef d’œuvre qui va suivre.

Le morceau durant 20 minutes je pense qu’il n’est pas inutile d’en remettre une petite couche :

Les femmes danseront ensuite sur Eight lines, un morceau tres doux avec une lame de fond très proche de piano phase ( composé 10 ans plus tôt). Voici un extrait vidéo de cette performance qui se caractérise par une joie des danseuses très communicative.

Les garçons danseront sur Four Organs un morceau un peu plus difficle, ou les orgues augmentent la présence d’une simple corde. c’est un morceau très innovant mais assez difficile car il joue un peu sur une pression progressive.
Viennent ensuite un concert de métronome qui montre la beauté que l’on peut trouver dans une déstructuration totale. Cette petite démonstration prendra d’ailleurs tout son sens vers la moitié du morceau suivant Drumming (c’est uniquement la partie 1 qui sera joué) quand l’emballement des percussions conduit à une rythmique très proche. Drumming est interprété par toute la troupe des 13 danseurs dans une joie communicative, en terme de danse on retrouve les course en cercle, les sauts et les diagonales d’échanges. Un petit bonheur a regardé alors que les percussions tribales déroulent un rythme tantôt frénétique tantôt doux qui conduit les danseurs à une sociabilité très agréable à regarder.

Une soirée parfaite à tout point de vue qui se clôturera par un rappel, ce qui est du jamais vu en danse, ou l’Ensemble ictus (qui interprète toutes les oeuvres de la soirée) jouera un autre morceau de Reich (il me semble que ce fut mallet mais je ne suis pas sur) avec les danseurs qui se laisseront aller à un moment de liberté dansée en toute simplicité.

ENCORE ENCORE ENCORE !!!

written by leafar \\ tags: , ,

Nov 03

la petite renarde rusée

Image by bladsurb via Flickr

C’est demain (mardi 4 novembre) à partir de 19H30 sur le site de l’opéra de paris.

L’opéra qui sera offert au publique est la petite renarde rusée de Leoš Janáček.
C’est une initiative excellent qui me rappelle fortement celle du Metropolitan Opera qui diffuse un spectacle par mois dans les salles de cinéma du monde entier. Plus d’info par ici.

Reblog this post [with Zemanta]

written by leafar \\ tags: , , , ,

Aug 07

Voila :

written by leafar

Aug 06

Une semaine de vacances et qq jours à avignon pour rejoindre mon ami Ruben. J’ai usé mon K20 sur les pavés de la ville et voila le résultat (visiter le set de photo cliquer ici ou sur l’image en dessous)

Chapeau les artistes, curieux, courageux, beau, humains et passionnés.

Merci à ruben pour cet excellent portrait au chapeau ! et merci le panama pour cette excellente compagnie.

written by leafar \\ tags:

Jun 22

Excellent journée, pas mal d’email avant de m’échapper de la maison… pour retrouver Oré et MlleClo pour une balade cité de l’ameublement et une expo street art.Récupération de mon oeuvre … puis direction Bagnolet pour Kosmopolite 2008. Incroyable, j’ai d’ailleurs un nouveau fond d’iphone.
P1130805Kissing skeletonsP1130769
Retour paris, mails … post et reply sur le sujet rue89 (finalement beaucoup d’agitation pour juste des citations manquantes … mais il faut bien faire bouger les choses de temps en temps).

Puis direction le théâtre de la ville avec kimiko pour la piece de Pina Bausch… thématique de ce voyage dansé : l’inde. Avec un surprise géniale Weather de Michael Gordon et au globale une musique incroyable. Un petit peu long, il faut avouer une petite somnolence dans le long plat de la seconde moitié. Mais comme à chaque fois on ressort heureux du voyage.

Puis happé sur le chemin du retour par mikiane (eu dans la journée pour cette histoire de rue89 - débriefing souhaité) pour un set de DJ. Alors là soufflé aussi. Deux jeunes tout simplement renversant. Une french touch digérée… une aisance dans l’usage des pères (certains très bons et vieux morceaux) mais surtout du DAFT extrêmement bien utilisé. Bref… ils m’ont tué. (La longue vidéo ne s’est pas uploadé en attendant voici la fin du set qui donne l’ambiance)

Allez zou… direction la gare de lyon départ pour les terres de rené char marier une de mes meilleures amies. Bonne fin de week end à tous.

written by leafar

Jul 24

Chaim_soutineRothkoorange_et_rouge
Last week a user of facebook contacted me because I was the only one (except himself) with the religion pantheism. It was quite funny and the discussion followed on twitter. Yesterday I was quietly reading Notes of a dirty old men by Charles Bukowski and I discovered this quote from the second piece of the book :

"[...] God beat Man always and continually, God being Whatever It Was - a cocksucker machinegun or the paiting of Klee, well, and now, thos nylon legs folding around another damn fool."

That’s one of the best vulgar description of pantheism that I’ve found yet. A machingun against a klee is quite evocative. Maybe Confronting Soutine with Rothko would even work better.

written by leafar

Jun 12

Petite promenade avec le Club Miss.Tic dans le cadre des Lezards de la Bièvre samedi après midi… une petite pause au cours de ce week end bien chargé en slides. Merci Henri. Jutes deux petites photos de Jef Aerosol de Speedy Graphito.
P1020831
P1020854

written by leafar