Feb 17

J’aime me garder des monuments pour plus tard.  Je n’explique pas vraiment cette pratique, juste l’idée que le temps apporte de la valeur aux choses, qu’avec l’âge on apprécie mieux certains trésors. Hermann Hesse est de ceux la.  Demian traine dans mes livres à lire depuis quelques années et il aura fallu attendre le retour d’Asie et un achat compulsif de Siddhartha pour que je décide de m’y plonger.

Voici un petite citation piochée dans l’introduction de Siddhartha écrite par Jacques Brenner

Pour,enfin, gagner ma vie je me fis libraire. J’avais tout de même plus et de meilleurs rapports avec les livres qu’avec les étaux et les roues dentées. Au commencement une sensation d’ivresse m’envahit, d’êtres ainsi plongé dans la mer des nouveautés littéraires, d’en être submergé. mais peu après je m’aperçus qu’une vie intellectuelle vouée exclusivement à l’actualité n’est pas viable, qu’elle est dépourvue de sens que seules des relations constantes avec l’histoire, avec le passé avec l’antiquité, la rendent possible. Après avoir épuisé les plaisirs de la nouveauté, je sentis l’impérieux besoin de retourner au passé. je l’ai satisfait en délaissant le métier de libraire pour celui d’antiquaire. je ne faisais cela que pour gagner ma vie, car, à v vingt six ans, ayant obtenu quelques succès littéraires, j’abandonnais aussi ce métier là.

Ce propose m’est familier, il est une de mes grilles de lecture du monde, une des raisons de la création de ulike.

C’est décidé je me plonge dans Hesse et je vais profiter de siddhartha pour aller voir la dernière pièce éponyme d’Angelin Prejlocaj.

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Sep 11

Les séditions de Karl Mengel collection M@nuscrit éditions Léo Scheerles séditions

Le web a provoqué des mutations lourdes, médiatiques et stylistiques, il suffit de regarder la presse pour s’en convaincre. Ainsi, il m’est souvent arrivé dans des conversations autour de l’écriture d’évoquer la possibilité d’une forme nouvelle: une écriture “numérique”. Les hypothèses qui reviennent souvent sont celles du multimédia ou de l’hyper textualité… mais on parle alors de la forme et pas du fond. Et bien cher lecteur je suis heureux de vous présenter un texte qui a été nourrit au sein numérique.

Commençons par l’histoire : Le narrateur, officiellement traducteur aux Nations unies est en réalité un agent multiple. Par cela j’entends qu’il a retourné sa veste et a revêtu tellement d’identités que l’on ne serait dire si c’est agent double, triple ou quintuple. On est donc plongé dans le bain du roman d’espionnage à Le carré ou à la Clancy mais Jason Bourn n’a qu’a bien se tenir car son petit frère Karl Mengel qui est un digital native est encore plus difficile à attraper. Captcha me if you can !

Ensuite la structure du livre, c’est là que cela commence à devenir intéressant : les chapitres font entre une et dix pages et commence par une localisation en gras. C’est précis (38ème étage, Park avenue), plus ou moins vague (Angleterre, France ou Circle Line) imagé (Hell’s Kitchen) ou abscons pour qui n’aurait pas révisé ses anagrammes ou sa géographie tokyoïte (UNHQ, Shinjuku). Au début cette structure ne produit pas d’effet sur le lecteur … on est juste intrigué par le contenu des chapitres …. mais au fur et à mesure que l’on comprend que l’on ne va pas comprendre si facilement et que le héros est encore plus multiple et instable que n’a laissé paraitre l’ouverture, on se prend à chercher dans ces localisations une forme de rationalité rassurante. Bref, cette structure sert fortement la narration, elle permet de rassurer le lecteur et de le pousser bien plus loin que là ou il aurait été sinon.

Cette structure n’est rien de moins qu’une écriture de blog. Un article court qui donne à appréhender le narrateur par le petit bout du trou de la serrure et pour Allois Hiller (autre nom de notre Orev) cela veut dire nous livrer des flashbacks hallucinés, des scènes érotisantes ou masochistes, des dialogues d’agents doubles déstructurés ou tout autre souvenir de vie. Bref notre narrateur se regarde vivre comme le fait un auteur qui rédige un blog sur sa vie perso. On se familiarise doucement avec lui sans suivre une narration structurée mais au fur et à mesure de ses envies de se livrer. D’ailleurs c’est la manière dont Karl Mengel s’est révélé progressivement à travers son blog: Les Séditions du Zoeil. Cette écriture en mode blog a un impact sur le style comme il nous l’a confié dans son interview :

Seulement la publication en ligne oblige à penser la réception du texte, non en lui-même mais dans sa forme. D’où ces chapitres courts, bien sûr, et aussi le ton résolument percutant, accrocheur et fondamentalement marqué par l’urgence. Peu de digressions, encore moins de descriptions superflues.

Le style est cependant inégal, certains chapitres sont très prenant, mais cette irrégularité n’est pas si pesante dans la mesure ou l’on peut aisément sauter un chapitre (ce que j’ai fait une ou deux fois) sans altérer la lecture de l’ensemble au regard de ce que j’ai dit précédemment.

Pourquoi cette mise en abyme du narrateur qui écrit lui aussi dans le roman et dont les textes sont retranscrit? “Ce sont les passages que j’ai le moins aimés.”

Les mises en abyme sont nombreuses dans le livre, mais généralement plus discrètes. Celle-ci est volontairement caricaturale pour faire dire – avouer – au narrateur qu’il raconte des histoires, et même qu’il fantasme tout haut. La première occurrence de sa prose est naïve, sans relief, et la seconde abracadabrante et confuse. En apparence. Sauf que le jeu consiste en réalité (sans doute) à faire diversion, à présenter le narrateur comme un médiocre menteur, alors qu’il excelle. Peut-être parce qu’il dit simplement la vérité. Et la vraie-fausse modestie avec laquelle il introduit ses textes, en prétendant aspirer à la publication, devrait à cet égard soulever des interrogations quant à la hiérarchie des différentes strates qui composent les Séditions. Que vous n’ayez pas aimé ces morceaux de bravoure est donc une vraie satisfaction pour moi.

Etant aussi auteur d’un blog j’y ai retrouvé mon propre mode d’écriture. J’ai surtout apprécié les passages très hallucinés qui m’ont rappelés la lecture des Chants de Maldoror.

Conclusion. J’ai beaucoup aimé ce livre car il parle de nos identités démultipliés par le numérique. Nous sommes tous plusieurs grâce aux web ou pour être précis il est de plus en plus simple de faire coexister plusieurs identités bien différentes dans différents interstices de l’Internet. Je suis photographe sur flickr, entrepreneur, échangiste (de canapé). La production narrative de chacun est une auto-fiction auto-laudative plus ou moins juste. Suivre une personnalité numérique, c’est se construire une représentation impressionniste de cette personne à partir de ce qu’il donne à voir mais surtout à partir notre propre grille de lecture. Ce roman est donc pour moi une réussite en grande partie grâce à sa structure et même à certaines de ses imperfections (rien de plus humain). Si vous cherchez de nouvelles terres d’exploration je ne saurais trop vous conseiller d’y jeter un œil.

Chronique rédigée comptant pour mon 1% littéraire.

challenge-du-1-litteraire-2009

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Aug 20


Petit test des widget Splush pour notre site dédié à la rentrée littéraire 2009.

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Aug 14

Cela fait bientot deux mois que je travaille avec Abeline du SMC France sur un projet dont le but est de chroniquer toute la rentrée littéraire. Le blog est prsesque terminé, il sera officielement lacé le 26 aout pour les vrais hostilités de la rentrée littéraire. Je suis tres content du résultat (bcp de boulot) et du coup je peux enfin passer du temps à rédiger mes propres chroniques. voici la première :

Les autres, c'est rien que des sales typesLes autres, c’est rien que des sales types de Jacques A Bertrand chez Julliard.

C’est délicieux ! Voila ce qu’il faut retenir de cet opus qui dans un premier temps pourrait faire penser à une sortie de l’année dernière,Les Insupportables, mais c’est bien un processus inverse qui guide l’auteur. A savoir ne pas caricaturer un type de personnage en dressant un portrait-robot, mais bien essayer d’atteindre une généralisation qui passe par les différents usages que la langue française en fait.

Je m’explique: Les Insupportables dessine par petites touches impressionnistes une figure qui a les caractéristiques du personnage, le Pater Familias (Recompositas) par exemple. A.Bertrand, lui, cherche à travers les usages de la formule toutes les possibilités (et elles sont souvent infinies) qui permettent de décrire son personnage, comme le con par exemple. Le con peut être petit ou grand, pauvre ou gros, moyen ou sale…. bref, il y a une infinité de possibilités de cons que la langue française s’emploie à décrire et avec lesquels l’auteur joue avec malice.

J’ai commencé ma chronique par délicieux car il n’y a pas d’autre mot: Jacques A.Bertrand manie la langue avec une subtilité qui fond dans la bouche comme un croissant bien beurré. A la lecture du livre j’ai pensé aux textes d’Alexandre Vialatte ou Desproges (qui s’est inspiré lui aussi de Vialatte si on en croit Philippe vandel). Tout ça pour dire que les sujets font rire et les formules font mouche. Je ne serais trop conseiller de lire ce livre de la rentrée.

A noter que chaque chapitre commence par une approche identique, vérifier si le sale type est typiquement humain ou s’il en existe une version canine. Ainsi pour l’imbécile heureux cela donne :

« Quoi de plus humain qu’un imbécile heureux ? On n’en trouve dans une aucune autre espèce animale (ou alors, peut être chez certains chiens de compagnie). »

Pour le voisin :

« Depuis l’aube des temps, tous les malheurs de l’humanité, sans exception, débutent par une querelle de voisinage. Ne cherchez pas davantage de responsable, c’est le voisin. Si ce n’est lui c’est donc son chien. Le chien du Voisin. Ou alors le chat de la Voisine [je ne résiste pas à cette phrase, ndlr]. La promiscuité, c’est la proximité moins l’espace vital. »

Voici un petit jeu de mots qui m’a bien plu pour terminer de vous convaincre :

« On a recensé toutes sortes de commerçants qui font dans le maritime, l’intérieur, l’extérieur, le lux, le gros ou le demi-gros, le détail, le clandestin. il est possible de faire commerce de son corps. et même de faire commerce de celui des autres. C’est ainsi que l’on récolte l’oseille à maquereaux.

Allez profiter de ces délices linguistiques, mes préférés ont été : le provincial, le lambda, le médecin, le conjoint mais vous trouverez la liste compléte en dessous ainsi qu’une interview de l’auteur. Bonne lecture.

Chronique rédigée par Raphael Labbé pour ulike.net

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Jun 11

Je vais essayer d’en faire autant un de ces 4 avec ulike.

Bravo babelio
PaveblogueurBSF Très belle initiative)

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Jun 09

C’est une de mes présentation Ted préférée, cela fait longtemps que je voulais la blogger et puis j’ai trouvé la raison aujourd’hui avec le lancement du site de celle qui avait si brillament évoqué le possible redesign du dictionnaire. Voici donc  Wordnik.

Cela fait trois ans que je suis un utilisateur de wordie mais le catalogage à ses limites et j’en sais quelque choses. Wordnik propose une nouvelle manière de manipuler les mots avec des exemples concrets en utilisant flickr ou twitter. Des cartes historiques représentant l’usage des mots.

Voici la présentation d’Erin mc Kean chez TED:

Et pour tester Wordnik je vousp propose un mots : AMAZING.

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May 06

Voici un mail récu ce matin…oui rien de très extraordinaire mais c’est assez beau par rapport à d’habitude, notamment car certaines fautes du traducteur automatique sont presque poétique.

Salut l’homme solitaire!!!!!
Peut lave la lettre a toi se montrera etrange, en geignant voyait ton profil et il se m’est montre tres interessant. Je tres attentivement l’ai etudie et s’est decidee de t’ecrire. Je veux t’avouer que non quand plus tot ne faisait pas connaissance selon Internet puisque je passe tres peu du temps dans Internet et pour l’element non familier en froissant cela entierement. Je ne peux pas trouver il y a bien longtemps a moi-meme le vrai homme et l’ami et comme j’ai compris que tu es entierement solitaire aussi. J’espere beaucoup que que tu te m’interesseras aussi et pourra me repondre sur lave la lettre. Puisque je passe tres peu le temps dans Internet moi veut te demander pour que tu m’aies ecrit sur l’adresse et maintenant je veux donner l’information necessaire pour cela que tu as pu m’ecrire:  demenevaeka@rambler.ru

Avec l’impatience j’attends ta lettre Ekaterina.

Extrait d’une lecture bien surprenante que je vais chroniquer nu peu plus tard :  L’insurrection qui vient.

“Ils préfèrent mainetant la métaphore du réseau pour décrire la façon dont se connectent les solitudes cybernétiques, dont se nouent les interactions faibles connues sous le nom de “collègue”, “contact”, “pote”, “relation” ou d’”aventure”? il arrive tout de même que ces réseaux se condensent en un milieu, où l’on ne partage rien sinon des codes et où rien de se jour sinon l’inécessante recomposition d’une identité”

Signé du comité invisible

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Jan 06

Lecture ces derniers jours d’extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq. J’ai le livre depuis longtemps, j’adore la poésie de Houellebecq depuis longtemps aussi mais je me suis toujours tenu éloigné de son oeuvre romancée (je ne sais pas si le terme s’applique). Après lecture je reste assez fasciné. Ce roman me semble très daté, ou en tout cas marqué par le temps du sceau de son époque, mais l’avènement sociétale d’un désenchantement global est percutant. Cet anti-héros est une métonymie troublante de la modernité occidentale.

Les pages qui vont suivre constituent un roman, j’entends, une succession d’anecdotes dont je suis le héros.

Si les relations humaines deviennent progressivement impossibles, c’est bien entendu en raison de cette multiplication des degrés de liberté dont Jean-Yves Fréhaut se faisait le prophète enthousiaste. [...] L’espèce des penseurs de l’informatique, à laquelle appartenait Jean-Yves Fréhaut, est moins rare que l’on pourrait le croire. Dans chaque entreprise de taille moyenne on peut en trouver un, rarement deux. en outre la plupart des gens admettent vaguement que toute relation, en particulier toute relation humaine, se réduit à un échange d’information (si bien entendu on inclut dans le concept d’information les messages à caractère non neutre, c’est à dire gratifiant ou pénalisant). Dans ces conditions, un penseur de l’informatique aura tôt fait de se transformer en penseur de l’évolution sociale. Son discours sera souvent brillant, et de ce fait convaincant; la dimension affective pourra même y être intégrée.

Pour ceux qui s’en éloigne, mais qui s’intéresse à la problématique de la communication à l’ère du désenchantement, je conseil de prendre le temps à cette lecture. Le livre convient surement mieux aux trentenaires qui risque de vraiment prendre l’ampleur (et oui c’est daté) de ce que Houellebecq cherche à décrire.

La jeunesse grecque est dans la rue, les traders sur le trottoir et les politiques au placard et voila ce qui se chante en ce moment ou ce qui trotte dans certaines têtes

Anti- Anti du groupe allemand Bonaparte (il faut écouter les paroles)

Pour la génération X, c’est probablement cette chanson ci qui fonctionne le mieux

-> A l’envers à l’endroit de Noir désir.

Petite perle pour terminer : en ouverture du chapitre 9, “La résidence des Boucaniers” Houllebecq ouvre avec cette phrase sublime de Barthes “Tout d’un coup, il m’est devenu indifférent de ne pas être moderne.”

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Oct 20

01_Milan_Kundera Milan Kundera Coupable ou pas ? Et puis finalement pourquoi on sen fout !)Cela fait quelques jours que la foudre s’abat sur Milan Kundera a propos d’une possible dénonciation dans sa jeunesse.

Un procès verbal de la police communiste tchécoslovaque, daté du 14 mars 1950,1 indique que Kundera aurait dénoncé l’un de ses concitoyens, Miroslav Dvoracek, condamné à 20 ans de prison. Source wikipedia

Pour une fois, je me suis intéressé à une information un peu people car elle me posait un grand nombre de questions.

Validité du document   //   Traitement médiatique de l’affaire//   Valeur du silence

Et puis aujourd’hui on m’a fait parvenir un article intéressant de Yasmina Reza dans le monde :

L’homme Kundera se tient, solitairement, à côté de son oeuvre, fuyant ce qu’il appelle l’événement : “Qu’est-ce que l’événement ? Une actualité si importante qu’elle attire l’attention des médias. Or on écrit le roman non pas pour faire un événement mais pour faire quelque chose de durable.” Et voilà qu’un document, un procès-verbal datant de 1950, dont personne n’est en mesure de garantir l’authenticité, exhumé soixante ans après les faits qu’il relate et communiqué aux quatre coins du monde, vient tragiquement s’imposer sous forme d’événement.

et en allant sur la page wikipedia de Milan Kundera j’en apprend un peu plus :

L’auteur nie catégoriquement avoir dénoncé ladite personne.3 L’historien tchèque Zdenek Pesat a de plus affirmé avoir recueilli le témoignage du compagnon de Iva Militka, Miroslav Dlask, déclarant être le dénonciateur, ce qui prouverait que la déclaration du document de la police, portant le nom de l’écrivain, est erronée.4

La source qui refute cette dénonciation est un article du figaro.

Yasmina reza plaide pour le droit au silence et la présomption d’innocence, en cela elle à fort raison. Mais je suis triste de voir que seul wikipedia m’a apporté une information nouvelle sur le sujet et que cela n’est pas repris dans l’article du monde. La présomption d’innocence c’est un aussi un droit au silence.

Malgré tout la question de Reza reste valable et une oeuvre est elle indépendant des événements, meme s’ils offrent une lecture différentes des motifs de celui qui la produit. Dommage qu’elle n’est pas traité ce sujet là. On aurait pu comparer Milan à Céline et tout en protégeant sa présomption, protéger son oeuvre. Dommage que le lynchage est été aussi rapide. Heureusement Wikipedia existe et nous pouvons louer la littérature qui nous éloigne des affres des événements car nous sommes de moins en moins bien servit par les différents média informationnel.

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Jul 04

Mon anniversaire c’était hier. Mais j’ai triché et changé la date sur facebook mardi dernier. Pourquoi me direz vous ? Tout simplement un geste symbolique pour résoudre un petit conflit interne.

Ma nouvelle date de naissance (je l’utilise depuis quelques semaines en ligne) c’est le 4 juillet 1984. Une date très symbolique… décalé d’un jour et 5 ans avec la réalité. Inutile d’expliciter le choix du 4 outre la proximité naturelle, je pense d’ailleurs qu’il en est de même pour 1984. Mais si j’aime manipuler les signes et perpétuellement réinventer mon identité, cette décision s’explique par deux motivations:

  1. L’envie de tricher, à l’instar de chronic’art, et donc d’expérimenter la réalité de la fiction.
  2. L’envie de rejoindre les hordes de la Génération Y (Gen Me). Les enfants de 79 ont en effet un peu le Q entre deux générations, la X et la Y. J’étudie le sujet, les attentes et les désirs de cette génération qui a grandit avec le web…. j’ai fini par me faire contaminer (ré-enchantement du réel) et donc c’est décidé je bascule dans la Génération Y. Me voila un Millénium.

C’est aussi aujourd’hui mon tour pour le non show de soukorama, voici quelques traces de moi sous formes de livres… qui pour ceux qui connaissent permettront surement de boucler cette non boucle.

Et enfin pour vous faire plaisir chers lecteurs… voici la tête que j’avais en 1984.
Travel in time 24 years ago

J’arrive a bout de ma longue pile de bouquins. Si jamais vous voulez me faire plaisir (on ne sait jamais) vous pouvez toujours m’offrir un de vos livres préférés (j’ai une étagère pour ça chez moi avec une bonne trentaine de perles qui vont de Tom-Tom et Nana au vieil homme et la mer). Bon week-end à tous. Direction Roma pour marier (encore) un vieil ami.

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