Il s’agit d’une histoire fantastique se passant sur une planète imaginaire envahie par d’étranges « aliens ». Le personnage principal, pilote d’une machine volante, utilisera le pouvoir d’un vieux temple afin de défendre son territoire.
Sur le site FlatBb.net vous pourrez retrouvez toutes les vidéos ci-dessous. Le concept est simple vous pouvez les lancer dans n’importe quel ordre, vous aurez un concert unique !
Expérience tres intéressante car elle prouve (une fois de plus) que la musique de phase (nom que lui donne un des ses inventeurs, steve reich) est totalement adapté à notre environnement. La perfection vient de la régulation des phases comme dans ce morceau ci. Mais il existe une beauté chaotique dans cette expérience in Bb que j’admire particulièrement.
Si vous etes musiciens vous pouvez participer, il suffit de jouer votre petite boucle in Bb Major.
Félicitations à Darren Solomon pour cette magnifique idée.
play these together, some or all, start them at any time, in any order
Post in french. To translate it in english click here.
Jeudi soir, nous avons fait une petite soirée avec des bloggeuses du réseau hellocoton, des ulikers et des fans du groupe Babylon Circus. Voici leur titre des fois …. tournée au calme pour france2
La soirée fut fort sympathique et nous tenons à remercier Babylon Circus qui a partagé en acoustique son nouvel album Belle Etoile dont l’équipe est déjà fana.Voici les photos de leur performance… qui fut plein de peps et de bonheur.
Toujours un peu addict aux bases de données, j’ai voulu regarder qu’elles étaient les premières chansons qui avaient été chargé dans dezeer. Voici la 10 premières :
1 - Come Together des Beattles. Sympa pour une première. Belle métaphore.
Concert exceptionnel lors du festival de jazz JVC avec la prestation charnelle et enjouée d’Avishai Cohen et de son trio jazz. Ils ont principalement joué les titres de son nouvel album : Gently Disturbed qui tourne en boucle à la maison depuis bientôt un mois.
Mes titres préférés sont structure in motion (pour son côté sérielle, très reich qui explose apres 2′50) ou variation n G minor (idem) et bien sur le hit eleven wives.
Ce fut un plaisir de la voir utiliser sa contrebasse comme jumbé et j’ai enfin compris la source des petits bruits sourds et sec que l’on retrouve par exemple dans Chutzpan.
Le concert a été bouclé par une balade en Hebreu que j’ai enregistré (et après un rappel endiablé d’une bonne demi heure) :
Une mention spéciale pour le “Amos Hoffman Group” passé en première partie :
Je vous racontais dimanche matin avant de partir ma très belle journée du samedi 21 (fete de la musique incluse). Voici enfin les deux vidéos qui attendaient sagement dans les cartons mon retour :
Tout d’abord le set incroyable de ces deux très jeunes DJs a côté du café noir à paris.
Bon l’agitation a commencé il y a quelques jours autour du nouveau clip de justice “stress”. Je l’ai regardé une bonne dizaine de fois depuis et j’ai pas mal réfléchis au sujet histoire de ne pas réagir à chaud. J’ai aussi eu une discussion calme avec l’équipe de U.[lik] pour avoir des avis contradictoires et trouver d’autres références (merci la team)
Pour ceux qui ne l’ont pas vu, voici une petite séance de rattrapage
Je fais le lien vers youtube et non vers dailymotion car les commentaires y sont autorisés et certains sont très très intelligents. Je vous invite à les lire et les filtrer pour faire remonter ceux qui crée du sens.
Justice non plus ne livrera pas son explication du clip, trop casse gueule ? Pas dans leurs habitudes de toute façon.
L’attachée de presse d’Ed Bangers Records, le label de Justice, explique que les artistes ne souhaitent pas s’expliquer sur ce clip et ajoute qu’ils n’ont d’ailleurs “aucune stratégie de communication”
Le danger de ne pas expliquer est de laisser l’interprétation au niveau instinctif et c’est d’ailleurs peut être juste en cela que ce clip est dangereux, absolument pas dans ce qu’il expose. Voici donc quelques petites réactions (pas forcément dénués de sens d’ailleurs). C’est la lecture Free Stress / Violence Gratuite dont ils parlent ici ici et là :
Et au final, c’est assez dérangeant, presque cliché et tout y passe : cassage de bagnoles, braquage de mobiles, attouchements, gazage, … Tout pour nous provoquer et nous pousser dans nos deniers retranchements. Un peu un troll vidéo, où il vaut mieux ne pas prendre position. DamDam
J’attends vivement un band “Justice bis” avec un CROISSANT comme emblème à la place de la CROIX. Ce clip n’est qu’un exercice de style, une sorte d’expérience qui tente de fusionner un symbole de culte religieux détourné à une sauce fortement piquante… Un avatar de plus pour ce groupe qui puise sur les dérivés d’un logo sacré l’énergie singulière d’un markéting répondant au besoin de revanche d’un subconscient collectif judéo-chrétien.Violence-fuzz - Alqkaloïda-French touch ;))
Le clip de justice, en revanche, nous parle des révolutions qui sont devant nous. Il le fait à sa façon, avec une crudité gratuite et cette dose d’inconscience et d’ambigüité qui fait pour moi une oeuvre d’art, une ambigüité qui questionne et effraie, une ambigüité dans laquelle on n’a pas fini de se noyer en essayant de comprendre.
J’aime les clips de Justice (Dance, MNVO) car ils travaillent dans l’empire des signes pour reprendre la formule de Barthes. c’est leur grande force, ils sont pionniers dans cette ère du remixage des symboles (d’ailleurs les liens que vous trouverez dans ce post par la suite, sont des clés de lecture que ma petite culture m’offre, n’hésitez pas à les consulter, c’est aussi cela l’empire des signes : un décodeur). Cela leur permet de construire un propos très complexe en images et en très peu de temps.
Ce clip est fascinant, violent, hyperréaliste mais surtout complexe (contrairement à l’impression).
Ce clip est volontairement choquant car hyperréaliste et c’est peut être toute son originalité et en cela il est a rapproché d’Orange mécanique (très critiqué à sa sortie, culte aujourd’hui). Je vous invite à regarder à nouveau la bande annonce pour y voir le corolaire. Très proche finalement
L’hyperréalité caractérise la façon dont la conscience interagit avec la réalité. Tout particulièrement, quand la conscience perd sa capacité à distinguer la réalité de l’imaginaire et commence à s’engager avec ce dernier sans comprendre ce qu’il fait, elle s’introduit alors dans le monde de l’hyperréel. La nature du monde hyperréel se caractérise par une amélioration de la réalité.
// Je pense que la définition de wikipedia est fausse quant elle utilise le mots amélioration, j’aurais plutot dit altération ou encore mieux “enhance”.
Tentative de décryptage:
Commençons par la fin : Off et sans image, une fois le cameraman à terre : “ça te fait kiffer de filmer ça …fils de pute”
Cette fin indispensable nous rappelle que la caméra n’est pas embarqué comme c’est le cas dans le clip Smack my bitch up des Prodigy dont la violence est similaire et auquel j’ai pensé immédiatement.
On parle ici du signe Média / TF1 / reportage néo-réaliste et oui car la violence médiatisée n’est pas une violence réelle et c’est bien pour cela que ce clip choque, c’est probablement ce que Romain Gavras cherche à montrer (comme son père avant?).
Les blousons et la croix sont indispensables et (point de justice bis - comme l’indique la citation supra) ils rappellent qu’il s’agit d’une fiction, ils sont, à l’instar des costumes blanc d’Orange, un signe d’hyperréalité, ils sont une clé de décodage. Outre leur coté graphique indéniable, ils sortent ces jeunes de leur statut collectifs (les racailles terme dont le drame est de créer l’amalgame) pour les individualiser immédiatement dans une imagerie de KKK ou de secte. L’usage de l’obèle est riche et ne se limite pas au christianisme, d’ailleurs j’ai découvert, pour revenir à la sémiologie, que
Dans le domaine de la critique textuelle, et donc dans l’édition de textes anciens, les obèles indiquent un passage incertain et/ou contesté. Ainsi : « passage assuré †passage contesté† passage assuré ».
Les agressions :
† La femme : un beurre prend sa défense et se fait tabasser, et oui car les grands frères, souvent les premiers à s’interposer, sont aussi les premiers à se faire exploser. On est très loin de l’amalgame ici… on tend vers le réel.
† Le bus : il ne prend pas feu car finalement c’est la violence ordinaire qui est traité ici, ce n’est pas celle de l’embrassement. Le bus est un lieu de défi des regards. Exister par la confrontation, petite victoire de personnalités non assurées et sans autres signes de reconnaissance (au sens social)
† Montmartre : les appareils photo set les téléphones portables. Plusieurs personnes de chez u-lik ont des amis à qui cela est arrivée (on est bien dans l’ordinaire) mais à la question l’avait vous déjà vu en image (réel ou médiatisé) la réponse fut non. C’est bien à nouveau l’enjeu du clip. et je vous épargne le couplet sur l’attirance des ces biens de consommation, le désir crée et le rejet de la production individuel de sens que pourrait symboliser la guitare. Par contre les plans sur les regards des passants occupe une place crucial (tiens crucial vient de croix) et on a heureusement à nouveau la confrontation avec des gens qui se dressent (contre cette violence).
† la rue et les voitures : pas grand chose à dire, si ce n’est que mon expérience de petit banlieusard, me dit que la voiture c’est l’anti-RER, individuel et protecteur.
† la rue : un jeune que le copain lache, un vol de sac à main et un regard au balcon.
† le café et la matraque téléscopique : très proche du couteau d’orange mécanique contenu dans la canne (dissimulation et backup) et de la démolition des étagères de livres. Et puis encore la fuite (que l’on retrouve à chaque étape)!!!
† Le RER C (si je ne me trompe pas) et les agents/policiers : c’est dans cette partie que l’on trouve les premiers signes de la distance au réel, ou plutôt de la réalité de la médiatisation, avec la main devant la caméra, son qui se coupe et mouvements convulsifs. Idée géniale et indispensable [pour faciliter la lecture il aurait peut être fallu le mettre plus tôt]. On est das ce passage dans le remake de la scène culte de la haine (et le clip de San Jeff pour la tube de cut killer) la défonce (sous réalité) et la poésie de la vache en moins; et bien sur pas de flingue pour ces gamins (pour une tension trivial).
† Vol de la voiture et ride: bien sur pas dans paris (trop risqué) mais à nouveau là ou cela se passe sur les A autour de paris. On notera à nouveau la distanciation provoquée par l’éclatage de la radio qui diffuse la chanson pop et facile de Justice. [Là moi j'ai juste un petit souci de cohérence, le cameraman n'a surement pas volé aussi une voiture et ne devais pas avoir sa moto avec lui mais bon.]
† la scène de fin: destruction après utilisation. Coktail molotof, le fait qu’un des membres du groupe prenne feu est aussi salvateur car il montre la recherche d’adrénaline et l’inclusivité de la violence au sein du groupe [J'ai inventé le mots mais ironie du sort il a déjà un sens que j'ai retourné sans le savoir. Voir Goog On retrouve à nouveau ici le // avec Orange]
La combinaison musique/image sur cette dernière minute transcende l’oeuvre, lui offre son éclat, c’est le paroxysme indispensable pour sortir ce clip d’une lecture primaire. C’est à ce moment là que je rejoins David Abiker quant il le compare à une d’oeuvre d’art. On atteint le but de ce que représente pour moi ce clip : montrer l’hyperréel, donner un visage non fictionnel car non médiatisé (cinema inclus dans la mesure ou la narration a été abolie enfin presque) à cette révolte qui ne peut se canaliser que dans la violence. La fumée de la voiture n’est pas évacuée, elle bouche l’horizon de l’homme à terre.
Stress est une catharsis nécessaire après les envolées télévisuelles des dernières années. Ce clip est finalement Stress Free. Il faut par ailleurs admettre, en génarale, que le niveau d’excitation moyen est monté d’un ou deux crans, il va falloir vivre avec.
J’ai consacré une grande partie de ma matinée à rédiger et discuter ce post. Je le vois comme une action nécessaire devant l’absence d’analyse que j’ai pu trouver [presque une action civique, Scientia potentia est]. Les blogs (france24 ou meme Libération) qui en ont parlé ce sont presque tous abstenus de tenter le décryptage (comme justice d’ailleurs) laissant la place à un torrent de signes épars et ravageurs. Le buzz impose-t-il de ne plus faire son travail de journaliste et dispense-t-il les bloggeurs de participer ? Je peux me tromper mais au moins j’ai essayé.
Je ne pouvais pas finir ce post sans dire quelques mots du clip qui m’a le plus choqué au cours de ces 3 dernières années : La Rage de Keny Arkana.
Voila bien un clip que je juge dangereux (et dont personne n’a parlé). Le terme clip ne s’applique même pas car il est beaucoup plus proche d’un message de propagande. Manipulations extrêmes et pernicieuses des signes à l’usage des révoltés. Toutes les oppressions et révoltes y passent dans un magma absurde et désolant.
Elle tourne en boucle aujourd’hui dans mon ipod. Il faut beau et le vélib me sourit cela lui donnerais presque tord à Thomas. Mais sur le fond il a raison …. et puis j’apprécie beaucoup ces quelques perles de j’aime plus paris de thomas dutronc disponible sur Comme un manouche sans guitare :
Prépare une arche
/ Delanoë
/ Tu vois bien,
/ Qu’on veut se barrer
/ Même plaqué or, Paris est mort
Il est 5 hors, Paris s’endort (sympa le clin t d’œil paternel)
Pour ces parias, / La ville lumière
/ C’est tout au bout,
/ Du RER . La prochaine ville c’est cergy.