Mon anniversaire c’était hier. Mais j’ai triché et changé la date sur facebook mardi dernier. Pourquoi me direz vous ? Tout simplement un geste symbolique pour résoudre un petit conflit interne.
Ma nouvelle date de naissance (je l’utilise depuis quelques semaines en ligne) c’est le 4 juillet 1984. Une date très symbolique… décalé d’un jour et 5 ans avec la réalité. Inutile d’expliciter le choix du 4 outre la proximité naturelle, je pense d’ailleurs qu’il en est de même pour 1984. Mais si j’aime manipuler les signes et perpétuellement réinventer mon identité, cette décision s’explique par deux motivations:
L’envie de rejoindre les hordes de la Génération Y (Gen Me). Les enfants de 79 ont en effet un peu le Q entre deux générations, la X et la Y. J’étudie le sujet, les attentes et les désirs de cette génération qui a grandit avec le web…. j’ai fini par me faire contaminer (ré-enchantement du réel) et donc c’est décidé je bascule dans la Génération Y. Me voila un Millénium.
C’est aussi aujourd’hui mon tour pour le non show de soukorama, voici quelques traces de moi sous formes de livres… qui pour ceux qui connaissent permettront surement de boucler cette non boucle.
Et enfin pour vous faire plaisir chers lecteurs… voici la tête que j’avais en 1984.
J’arrive a bout de ma longue pile de bouquins. Si jamais vous voulez me faire plaisir (on ne sait jamais) vous pouvez toujours m’offrir un de vos livres préférés (j’ai une étagère pour ça chez moi avec une bonne trentaine de perles qui vont de Tom-Tom et Nana au vieil homme et la mer). Bon week-end à tous. Direction Roma pour marier (encore) un vieil ami.
Bon l’agitation a commencé il y a quelques jours autour du nouveau clip de justice “stress”. Je l’ai regardé une bonne dizaine de fois depuis et j’ai pas mal réfléchis au sujet histoire de ne pas réagir à chaud. J’ai aussi eu une discussion calme avec l’équipe de U.[lik] pour avoir des avis contradictoires et trouver d’autres références (merci la team)
Pour ceux qui ne l’ont pas vu, voici une petite séance de rattrapage
Je fais le lien vers youtube et non vers dailymotion car les commentaires y sont autorisés et certains sont très très intelligents. Je vous invite à les lire et les filtrer pour faire remonter ceux qui crée du sens.
Justice non plus ne livrera pas son explication du clip, trop casse gueule ? Pas dans leurs habitudes de toute façon.
L’attachée de presse d’Ed Bangers Records, le label de Justice, explique que les artistes ne souhaitent pas s’expliquer sur ce clip et ajoute qu’ils n’ont d’ailleurs “aucune stratégie de communication”
Le danger de ne pas expliquer est de laisser l’interprétation au niveau instinctif et c’est d’ailleurs peut être juste en cela que ce clip est dangereux, absolument pas dans ce qu’il expose. Voici donc quelques petites réactions (pas forcément dénués de sens d’ailleurs). C’est la lecture Free Stress / Violence Gratuite dont ils parlent ici ici et là :
Et au final, c’est assez dérangeant, presque cliché et tout y passe : cassage de bagnoles, braquage de mobiles, attouchements, gazage, … Tout pour nous provoquer et nous pousser dans nos deniers retranchements. Un peu un troll vidéo, où il vaut mieux ne pas prendre position. DamDam
J’attends vivement un band “Justice bis” avec un CROISSANT comme emblème à la place de la CROIX. Ce clip n’est qu’un exercice de style, une sorte d’expérience qui tente de fusionner un symbole de culte religieux détourné à une sauce fortement piquante… Un avatar de plus pour ce groupe qui puise sur les dérivés d’un logo sacré l’énergie singulière d’un markéting répondant au besoin de revanche d’un subconscient collectif judéo-chrétien.Violence-fuzz - Alqkaloïda-French touch ;))
Le clip de justice, en revanche, nous parle des révolutions qui sont devant nous. Il le fait à sa façon, avec une crudité gratuite et cette dose d’inconscience et d’ambigüité qui fait pour moi une oeuvre d’art, une ambigüité qui questionne et effraie, une ambigüité dans laquelle on n’a pas fini de se noyer en essayant de comprendre.
J’aime les clips de Justice (Dance, MNVO) car ils travaillent dans l’empire des signes pour reprendre la formule de Barthes. c’est leur grande force, ils sont pionniers dans cette ère du remixage des symboles (d’ailleurs les liens que vous trouverez dans ce post par la suite, sont des clés de lecture que ma petite culture m’offre, n’hésitez pas à les consulter, c’est aussi cela l’empire des signes : un décodeur). Cela leur permet de construire un propos très complexe en images et en très peu de temps.
Ce clip est fascinant, violent, hyperréaliste mais surtout complexe (contrairement à l’impression).
Ce clip est volontairement choquant car hyperréaliste et c’est peut être toute son originalité et en cela il est a rapproché d’Orange mécanique (très critiqué à sa sortie, culte aujourd’hui). Je vous invite à regarder à nouveau la bande annonce pour y voir le corolaire. Très proche finalement
L’hyperréalité caractérise la façon dont la conscience interagit avec la réalité. Tout particulièrement, quand la conscience perd sa capacité à distinguer la réalité de l’imaginaire et commence à s’engager avec ce dernier sans comprendre ce qu’il fait, elle s’introduit alors dans le monde de l’hyperréel. La nature du monde hyperréel se caractérise par une amélioration de la réalité.
// Je pense que la définition de wikipedia est fausse quant elle utilise le mots amélioration, j’aurais plutot dit altération ou encore mieux “enhance”.
Tentative de décryptage:
Commençons par la fin : Off et sans image, une fois le cameraman à terre : “ça te fait kiffer de filmer ça …fils de pute”
Cette fin indispensable nous rappelle que la caméra n’est pas embarqué comme c’est le cas dans le clip Smack my bitch up des Prodigy dont la violence est similaire et auquel j’ai pensé immédiatement.
On parle ici du signe Média / TF1 / reportage néo-réaliste et oui car la violence médiatisée n’est pas une violence réelle et c’est bien pour cela que ce clip choque, c’est probablement ce que Romain Gavras cherche à montrer (comme son père avant?).
Les blousons et la croix sont indispensables et (point de justice bis - comme l’indique la citation supra) ils rappellent qu’il s’agit d’une fiction, ils sont, à l’instar des costumes blanc d’Orange, un signe d’hyperréalité, ils sont une clé de décodage. Outre leur coté graphique indéniable, ils sortent ces jeunes de leur statut collectifs (les racailles terme dont le drame est de créer l’amalgame) pour les individualiser immédiatement dans une imagerie de KKK ou de secte. L’usage de l’obèle est riche et ne se limite pas au christianisme, d’ailleurs j’ai découvert, pour revenir à la sémiologie, que
Dans le domaine de la critique textuelle, et donc dans l’édition de textes anciens, les obèles indiquent un passage incertain et/ou contesté. Ainsi : « passage assuré †passage contesté† passage assuré ».
Les agressions :
† La femme : un beurre prend sa défense et se fait tabasser, et oui car les grands frères, souvent les premiers à s’interposer, sont aussi les premiers à se faire exploser. On est très loin de l’amalgame ici… on tend vers le réel.
† Le bus : il ne prend pas feu car finalement c’est la violence ordinaire qui est traité ici, ce n’est pas celle de l’embrassement. Le bus est un lieu de défi des regards. Exister par la confrontation, petite victoire de personnalités non assurées et sans autres signes de reconnaissance (au sens social)
† Montmartre : les appareils photo set les téléphones portables. Plusieurs personnes de chez u-lik ont des amis à qui cela est arrivée (on est bien dans l’ordinaire) mais à la question l’avait vous déjà vu en image (réel ou médiatisé) la réponse fut non. C’est bien à nouveau l’enjeu du clip. et je vous épargne le couplet sur l’attirance des ces biens de consommation, le désir crée et le rejet de la production individuel de sens que pourrait symboliser la guitare. Par contre les plans sur les regards des passants occupe une place crucial (tiens crucial vient de croix) et on a heureusement à nouveau la confrontation avec des gens qui se dressent (contre cette violence).
† la rue et les voitures : pas grand chose à dire, si ce n’est que mon expérience de petit banlieusard, me dit que la voiture c’est l’anti-RER, individuel et protecteur.
† la rue : un jeune que le copain lache, un vol de sac à main et un regard au balcon.
† le café et la matraque téléscopique : très proche du couteau d’orange mécanique contenu dans la canne (dissimulation et backup) et de la démolition des étagères de livres. Et puis encore la fuite (que l’on retrouve à chaque étape)!!!
† Le RER C (si je ne me trompe pas) et les agents/policiers : c’est dans cette partie que l’on trouve les premiers signes de la distance au réel, ou plutôt de la réalité de la médiatisation, avec la main devant la caméra, son qui se coupe et mouvements convulsifs. Idée géniale et indispensable [pour faciliter la lecture il aurait peut être fallu le mettre plus tôt]. On est das ce passage dans le remake de la scène culte de la haine (et le clip de San Jeff pour la tube de cut killer) la défonce (sous réalité) et la poésie de la vache en moins; et bien sur pas de flingue pour ces gamins (pour une tension trivial).
† Vol de la voiture et ride: bien sur pas dans paris (trop risqué) mais à nouveau là ou cela se passe sur les A autour de paris. On notera à nouveau la distanciation provoquée par l’éclatage de la radio qui diffuse la chanson pop et facile de Justice. [Là moi j'ai juste un petit souci de cohérence, le cameraman n'a surement pas volé aussi une voiture et ne devais pas avoir sa moto avec lui mais bon.]
† la scène de fin: destruction après utilisation. Coktail molotof, le fait qu’un des membres du groupe prenne feu est aussi salvateur car il montre la recherche d’adrénaline et l’inclusivité de la violence au sein du groupe [J'ai inventé le mots mais ironie du sort il a déjà un sens que j'ai retourné sans le savoir. Voir Goog On retrouve à nouveau ici le // avec Orange]
La combinaison musique/image sur cette dernière minute transcende l’oeuvre, lui offre son éclat, c’est le paroxysme indispensable pour sortir ce clip d’une lecture primaire. C’est à ce moment là que je rejoins David Abiker quant il le compare à une d’oeuvre d’art. On atteint le but de ce que représente pour moi ce clip : montrer l’hyperréel, donner un visage non fictionnel car non médiatisé (cinema inclus dans la mesure ou la narration a été abolie enfin presque) à cette révolte qui ne peut se canaliser que dans la violence. La fumée de la voiture n’est pas évacuée, elle bouche l’horizon de l’homme à terre.
Stress est une catharsis nécessaire après les envolées télévisuelles des dernières années. Ce clip est finalement Stress Free. Il faut par ailleurs admettre, en génarale, que le niveau d’excitation moyen est monté d’un ou deux crans, il va falloir vivre avec.
J’ai consacré une grande partie de ma matinée à rédiger et discuter ce post. Je le vois comme une action nécessaire devant l’absence d’analyse que j’ai pu trouver [presque une action civique, Scientia potentia est]. Les blogs (france24 ou meme Libération) qui en ont parlé ce sont presque tous abstenus de tenter le décryptage (comme justice d’ailleurs) laissant la place à un torrent de signes épars et ravageurs. Le buzz impose-t-il de ne plus faire son travail de journaliste et dispense-t-il les bloggeurs de participer ? Je peux me tromper mais au moins j’ai essayé.
Je ne pouvais pas finir ce post sans dire quelques mots du clip qui m’a le plus choqué au cours de ces 3 dernières années : La Rage de Keny Arkana.
Voila bien un clip que je juge dangereux (et dont personne n’a parlé). Le terme clip ne s’applique même pas car il est beaucoup plus proche d’un message de propagande. Manipulations extrêmes et pernicieuses des signes à l’usage des révoltés. Toutes les oppressions et révoltes y passent dans un magma absurde et désolant.
Voici une petite sélection de mes podcasts préférés de la radio nova. J’ai choisit de faire une assonance sur Nicolas Sarkozy faut dire que nova il en abuse de notre président ;-D
Tout d’abord cette épisode de Sonar (édition du 25-01-08) que j’ai beaucoup aimé :
Ensuite cette épisode de Monde de Com’ (édition du 25-01-08) :
On my way to Phil’s Apero Wireless #2 where i was exploring paths to put our netvibes widget on mobile, I stopped in front of an ad campaign ….. I stopped and took a few seconds to think again about the great meeting I had this morning … I stopped because Fred talked to me about a tag (another assonance with the folksonomy world with a french touch in it) he used to see near to his home in london. Fred Graffiti is from Banksy, my pictures are from here.
–> Il y a des jours (et des posts) qui filent la banane !
Mapping is taking a larger space in strategic representation ! It’s nice because it’s quick and you can put a lot of data inside. I love mapping. I found a great post from apophenia on this subject.
But the post links to an even better one. Internet companies are compared to countries. It’s fun, abrasive and probably the best series of comments i’ve read for a very long time. So let me summarize
MSFT = Germany YHOO = Japan (I agree : MITI Strategy ! And they are mis-looked as canada) GOOG = USA – and from the comments – SUN = France Apple = Netherlands CSCO = Russia
BritePic tente une redéfinition de la balise <img> en ajoutant grâce à du javascript des options sur les images. Vous pouvez voir une demo chez Techcrunch.
Adbrite ont fait une vidéo pour lancer leur produit que voici avec une chanson qui nous est chere chez U-lik § Human After All § Pour ceux qui sont curieux vous pouvez jeter un coup d’oeil aux commentaires et en particulier celui d’el rude§ Human § Je pense que je ne vais pas me priver pour m’inspirer …. Leur vidéo est priceless … du bon marketing!
Le débat fait rage …. L’identité de la France est au coeur de la campagne. Chaque candidat s’en empare et on a le droit à de grands sermont sur ce qui est de droite ou de gauche, ce qui est humain ou raciste. Ce qu’il faut dire ou ne pas dire. C’etait donc la semaine pour ressortir mes classiques. Mon grand père qui faisait bibliothèque rase … m’a proposé de lui piquer quelques oeuvres … entre 1 Gary et Cortazar s’est glissé un opus de Fernand Braudel : L’identité de la France.
"De chapitre en chapitre, j’ai donc essayé de regarder l’histoire entière de la France selon l’éclairage successif des diverses sciences de l’homme. Enumérons une fois de plus leur séquence : géographie, anthropologie, démographie, économie politique, politologie ou science politique, études des cutures et des mentalités (eput-on dire culturologie?), sociologie, relations internationales (la France hors de chez elle) …." [...] " Quand je me pose des questions sur l’identité de notre pays, observé par priorité à travers l’épaisseur de son passé, n’est ce pas à propose de la France de demain que je me troumente et m’interroge ? Les forces contradictoires d’hier et d’aujourd’hui accrochés les unes aux autres, ne cessent d’engendrer, d’être une histoire profonde sur laquelle la France dérive"
Deux remarques sur ces extraits tirés de l’introduction: - Oui il est possible de de parler de culturologie (c’est mon métier) - Braudel par le de notre pays et n’utilise pas cette expression horrible que tout les hommes politiques emploient : dans c’pays ! On fera déjà un grand pas en parlant de nous et en n’exteriorisant pas la France.
Deux remarques plus générales: - le tableau de couverture du livre est "La campagne près d’Auvers" de Vincent Van Gogh // juste en bas de la maison. - il devrait être interdit de jouer avec des concepts que l’on ne maitrise pas / ou à defaut que l’auditoire ne peut pas maitriser. je travaille bcp l’identité mais moi sur ce sujet je préfére me taire … je vous invite donc à lire le livre qui est un modèle de cette histoire globale mélangeant l’ensemble des sciences humaines pour une description plus juste.
Je crois que le thème de l’identité française s’impose à tout le monde,
qu’on soit de gauche, de droite ou du centre, de l’extrême gauche ou de
l’extrême droite. C’est un problème qui se pose à tous les Français.
D’ailleurs, à chaque instant, la France vivante se retourne vers
l’histoire et vers son passé pour avoir des renseignements sur
elle-même. Renseignements qu’elle accepte ou qu’elle n’accepte pas,
qu’elle transforme ou auxquels elle se résigne. Mais, enfin, c’est une
interrogation pour tout le monde. [...] Le gros problème dans le monde actuel est de savoir comment la société
française réussira ou non à accepter ces tendances et à les défendre si
nécessaire ; si vous n’avez pas, par exemple, une politique de
rayonnement à l’égard de l’Europe et du monde entier, tant pis pour la
culture française.
Je n’ai pas pris de plaisir rock depuis bien longtemps …. probablement la re-découverte de Noir Désir il y a 3 ans. Mais je dois avouer que le dernier opus de Bloc Party est tout simplement énorme. Une énergie mais surtout un style (miaouuuu). Homogène depuis le dernier album … vivifiant, rythmé. Un vrai kiffe il a tourné en boucle dans l’ipod toute la journée et sur le chemin pour une petite leçon de vie avec la conférence HEC 10 après (merci Ariane). De très belles rencontres et une énergie débordante très très loin de la réussite insouciante … et cela fait du bien. Le livre de Flore Vasseur vient de passer en "Wish list" et de transformer la performance chez FOG. Jean Batiste Rudelle a écrit un poste sur la fin de la télévision de Jean Louis Missika.
Il y a des jours ….. ou je me sens de raconter des histoires ;-)
Il y a des instants, ou, la vie est presque poésie Un rayon de soleil sur un oeil de RER à demi ouvert, un matin second ou l’hebdomadaire pèse déjà un ipod qui injecte du Pachelbel …
Il y a des matins ou l’on est certain que les empires s’écrouleront… des matins ou l’homme montre son côté tranchant ou les morsures de l’aube ne sont pas physique
Il y a des matins cependant ou l’on pense que Comte s’est trompé de formule et que les tags a apposer sur le sceau de notre humanité sont : chaos & beauté…. le progrès n’est qu’un moyen d’y arriver.