Feb 17

J’aime me garder des monuments pour plus tard.  Je n’explique pas vraiment cette pratique, juste l’idée que le temps apporte de la valeur aux choses, qu’avec l’âge on apprécie mieux certains trésors. Hermann Hesse est de ceux la.  Demian traine dans mes livres à lire depuis quelques années et il aura fallu attendre le retour d’Asie et un achat compulsif de Siddhartha pour que je décide de m’y plonger.

Voici un petite citation piochée dans l’introduction de Siddhartha écrite par Jacques Brenner

Pour,enfin, gagner ma vie je me fis libraire. J’avais tout de même plus et de meilleurs rapports avec les livres qu’avec les étaux et les roues dentées. Au commencement une sensation d’ivresse m’envahit, d’êtres ainsi plongé dans la mer des nouveautés littéraires, d’en être submergé. mais peu après je m’aperçus qu’une vie intellectuelle vouée exclusivement à l’actualité n’est pas viable, qu’elle est dépourvue de sens que seules des relations constantes avec l’histoire, avec le passé avec l’antiquité, la rendent possible. Après avoir épuisé les plaisirs de la nouveauté, je sentis l’impérieux besoin de retourner au passé. je l’ai satisfait en délaissant le métier de libraire pour celui d’antiquaire. je ne faisais cela que pour gagner ma vie, car, à v vingt six ans, ayant obtenu quelques succès littéraires, j’abandonnais aussi ce métier là.

Ce propose m’est familier, il est une de mes grilles de lecture du monde, une des raisons de la création de ulike.

C’est décidé je me plonge dans Hesse et je vais profiter de siddhartha pour aller voir la dernière pièce éponyme d’Angelin Prejlocaj.

Reblog this post [with Zemanta]

written by leafar \\ tags: ,